Sécurisez vos diagnostics de cheville en 10 secondes : maîtrisez Thompson et Matles pour ne plus jamais rater une rupture d’Achille
En cabinet, face à un traumatisme aigu de la cheville, le doute n’a pas sa place. Une rupture du tendon d’Achille manquée ou diagnostiquée tardivement peut avoir des conséquences dramatiques sur la récupération fonctionnelle et l’avenir sportif de votre patient. Pourtant, sécuriser son diagnostic différentiel sur table ne prend que quelques secondes.
Lors de la formation pratique « Traitement du pied et de la cheville » dispensée par SSK Formation, l’expert international François Fourchet a partagé ses clés cliniques pour passer instantanément de la suspicion à la certitude. Oubliez un instant l’urgence de l’imagerie : découvrez comment affiner votre œil et vos mains grâce à deux tests d’exclusion incontournables, rapides et redoutablement efficaces : les tests de Thompson et de Matles.
Décryptage de la vidéo : Les clés de l’examen clinique
Le principe de la technique
La vidéo se concentre sur l’évaluation clinique rapide et rigoureuse face à une suspicion de rupture du tendon d’Achille . Elle met en scène la réalisation de deux tests diagnostiques majeurs : le test de Thompson et le test de Matles.
Pourquoi cette évaluation et dans quelles circonstances ?
Ces tests s’imposent dès lors que vous suspectez une rupture du tendon d’Achille chez un patient. L’objectif est d’identifier de manière fiable et immédiate s’il existe une discontinuité du tendon afin d’orienter le patient vers la prise en charge médicale adaptée.
Comment réaliser ces tests ?
- Le test de Thompson : Le praticien vient exercer une pression manuelle au niveau du galbe du mollet. Chez un sujet sain, cette pression déclenche une flexion plantaire automatique. En cas de rupture (discontinuité du tendon), cette flexion plantaire automatique est absente.
- Le test de Matles : Le patient est positionné jambes relâchées (à plat ventre, genoux fléchis à 90°). On observe la posture naturelle des pieds. En présence d’une rupture du tendon d’Achille, la perte de tension tendineuse fait que le pied adopte une position tombante, en flexion dorsale relative ,sous le simple effet de la pesanteur.
Pourquoi le réaliser ?
Ces tests cliniques sont simples, rapides, non invasifs et extrêmement discriminants. Ils permettent de poser un diagnostic d’exclusion ou de confirmation directement sur table, sans dépendre immédiatement d’examens d’imagerie lourds.
Questions de cabinet : Vos problématiques quotidiennes
Comment identifier une rupture du tendon d’Achille par l’examen clinique ?
L’identification repose sur la recherche d’une perte de continuité mécanique du tendon. On l’évalue par l’absence de flexion plantaire lors de la pression du mollet (Thompson) et par la modification de la posture du pied relâché sous l’effet de la gravité (Matles).
Quelles sont les différences entre les tests de Thompson et Matles ?
Le test de Thompson est un test actif par le thérapeute qui presse manuellement le galbe du mollet pour obtenir une réponse réflexe de flexion. Le test de Matles est un test d’observation statique qui s’appuie uniquement sur l’effet de la pesanteur sur un pied totalement relâché afin de mettre en évidence l’asymétrie posturale causée par la rupture.
Les points clés à retenir pour votre pratique
- Pression du mollet (Thompson) : Pas de flexion plantaire automatique = suspicion forte de rupture du tendon d’Achille.
- Position sous pesanteur (Matles) : Un pied qui tombe anormalement par rapport au côté sain lorsque la jambe est relâchée révèle la discontinuité du tendon.
- Rigueur clinique : Ces tests d’exclusion simples et rapides sécurisent votre diagnostic différentiel en cabinet de kinésithérapie.
Apprenez aux côtés d’un expert international
SSK Formation vous propose de monter en compétences lors de la formation pratique « Prévention et traitement du pied et de la cheville ». Ce programme est dispensé par un formateur d’exception : François Fourchet.
Un profil scientifique et clinique de premier plan :
- Docteur en Sciences du Sport (PhD obtenu avec la distinction Summa Cum Laude à l’Université de Reims et de Lausanne) et qualifié au titre de Maître de conférences.
- Kinésithérapeute du sport de formation (Diplôme d’État en 1994, DU en 1998) et Ostéopathe (titre obtenu en 2008).
- Responsable du Service de Physiothérapie Mouvement et Cardio-Respiratoire à l’Hôpital de La Tour (Genève, Suisse) jusqu’en septembre 2025, où il dirige une équipe de 100 professionnels de la rééducation et de la performance.
- Chercheur actif rattaché au Laboratoire Interuniversitaire de Biologie de la Motricité (LIBM) de Chambéry et membre du comité exécutif de l’International Ankle Consortium (IAC). Il est également auteur de plus de 100 publications scientifiques internationales de référence sur le complexe pied-cheville et la course à pied.
Une expertise éprouvée auprès des athlètes d’élite : François Fourchet a accompagné et soigné des sportifs de niveau mondial, notamment :
- Christophe Lemaitre (recordman de France du 200m et double médaillé olympique).
- Julien Wanders (recordman d’Europe du 10km et du semi-marathon).
- Motaz Barsham (médaillé d’or olympique au saut en hauteur).
- L’Équipe de France de saut en longueur.
Ne manquez pas l’opportunité de transformer votre pratique clinique quotidienne en bénéficiant de son expérience de terrain et des dernières avancées de la recherche.