Gonalgie, Pubalgie, Canal Tarsien : Et si le nerf était à l’origine de la douleur ?
Un patient se plaint d’une douleur qui irradie vers le genou, d’une gêne diffuse en région pelvienne, ou d’une calcanéodynie, qui résiste aux traitements passifs habituels et ne colle à aucun schéma articulaire ou musculaire classique. Le bilan orthopédique est non significatif, l’imagerie ne montre rien de flagrant, et pourtant le patient souffre toujours. Dans un certain nombre de cas, la réponse ne se trouve ni dans l’articulation, ni dans le muscle, mais dans le système neural lui-même.
Quand le nerf devient le problème
La mobilité et la viscoélasticité des structures neurales ne sont plus un sujet marginal en kinésithérapie. Lorsqu’un trouble fonctionnel musculo-squelettique vient perturber la biomécanique vasculo-nerveuse, cela peut modifier la vascularisation intraneurale et augmenter la mécanosensibilité des nerfs périphériques. Le résultat clinique porte un nom : la dysfonction neurogène. Le syndrome du piriforme ou le syndrome du canal tarsien en sont des exemples reconnus par le monde médical, mais ils sont loin d’être les seuls à concerner le quotidien d’un cabinet de kinésithérapie.
La thérapie manuelle neurodynamique s’adresse directement à ces mécanismes : elle vise à optimiser la mobilité neurale et à moduler la mécanosensibilité des structures nerveuses concernées, plutôt que de traiter uniquement l’interface articulaire ou musculaire environnante.
Une formation portée par une référence du domaine
C’est cette approche que Jan De Laere, thérapeute manuel spécialisé en neurodynamique et dans la prise en charge des douleurs pelviennes, vient transmettre aux kinésithérapeutes français. Il anime une formation résolument pratique, construite pour donner aux stagiaires les outils concrets d’un bilan différentiel fiable et d’un choix de traitement adapté à chaque situation clinique.
Ce que cette formation va changer dans votre pratique
Au-delà de l’apport théorique, l’objectif est clairement opérationnel. À l’issue de ces trois jours, vous serez en mesure de :
- Identifier et évaluer une composante neurogène du quadrant inférieur grâce à un bilan clinique spécifique et des critères cliniques précis
- Distinguer une composante neurogène d’une composante articulaire ou musculaire, pour orienter votre stratégie thérapeutique dès la première séance
- Construire une démarche de traitement complète, de l’évaluation initiale jusqu’à l’autonomisation du patient
- Repérer les contre-indications absolues et relatives avant toute mobilisation neurale, et savoir réagir face à une réaction indésirable
Ce sont des compétences directement transférables au cabinet, sans matériel spécifique, applicables dès le lendemain de la formation.
Tableaux cliniques abordés
Le programme couvre neuf tableaux cliniques précis, chacun abordé sous l’angle anatomie – physiopathologie – présentation clinique – traitement :
- Les syndromes des canaux tarsiens postérieur et antérieur
- Le syndrome post-entorse de la cheville et la fasciopathie plantaire
- Le syndrome de la tête de la fibula
- La gonalgie paresthésique
- La méralgie paresthésique
- La neuropathie du nerf fémoral
- La pubalgie neurogène
- Le syndrome des muscles ischio-jambiers
- Le syndrome du muscle piriforme, la radiculopathie lombaire et le syndrome dure-mérien
Cette diversité de tableaux cliniques touche autant la rhumatologie et la traumatologie que la médecine du sport : la neurodynamique du quadrant inférieur n’est pas une spécialité de niche, elle traverse la quasi-totalité des motifs de consultation courants en cabinet libéral.
Les techniques que vous allez maîtriser
Pour chacun de ces tableaux cliniques, le déroulé pédagogique suit systématiquement la même logique de mise en pratique :
- Anamnèse
- Séquences neurodynamiques ciblées selon la structure nerveuse concernée
- Examen neurologique et examen des interfaces mécaniques
- Neuroglissements et neurotensions pour optimiser la mobilité du système nerveux en contrôlant la contrainte mécanique appliquée au système nerveux
- Construction d’auto-mobilisations neurales sur mesure, pour stimuler l’autonomie et la proactivité du patient dans sa propre rééducation
Une approche fondée sur les preuves
Le contenu de la formation s’appuie sur une bibliographie scientifique conséquente, avec de nombreuses études cliniques et revues systématiques publiées ces dernières années sur l’utilisation des techniques de mobilisation neurale dans la prise en charge de la « sciatique », de la radiculopathie lombaire, du syndrome du piriforme ou encore du syndrome des ischio-jambiers. Cette assise scientifique permet aux stagiaires d’étayer cliniquement leurs choix thérapeutiques, dans une logique d’Evidence-Based Practice plutôt que d’application de recettes toutes faites.
SSK Formation propose cette formation
Neurodynamique – Quadrant Inférieur, avec Jan De Laere
- Durée : 3 jours
- Public : Kinésithérapeutes
- Prise en charge : FIF PL
- Format : Formation essentiellement pratique, alternant apports théoriques et travaux pratiques, avec support de formation remis à chaque stagiaire