Et si la clé de vos lombalgies récidivantes se cachait… dans le foie de votre patient ?
Un patient revient consulter pour la troisième fois cette année pour la même lombalgie basse. Vous avez travaillé le rachis, les chaînes musculaires, la posture. Les résultats sont là, mais ils ne tiennent pas. Et si une partie de la réponse ne se trouvait pas dans l’articulaire, mais dans les tensions viscérales qui tirent, silencieusement, sur les structures que vous traitez chaque jour ?
C’est tout l’enjeu de la thérapie manuelle viscérale : une approche encore trop méconnue en cabinet de kinésithérapie, alors qu’elle éclaire d’un jour nouveau des douleurs ostéo-articulaires qui résistent aux prises en charge classiques.
Une colonne vertébrale rarement « propre »
Il est rare, en pratique clinique, de rencontrer une colonne vertébrale totalement libre de toute fixation. Réduire un blocage articulaire à une seule origine mécanique, c’est souvent passer à côté d’une partie du tableau clinique. Un organe en bonne santé bouge : il glisse, il se dilate, il suit le diaphragme, grâce aux séreuses, aux fascias et aux ligaments qui le relient au reste du corps. Quand cette mobilité se perd, les répercussions se font sentir bien au-delà de l’organe lui-même.
Combien de kinésithérapeutes ont déjà observé un lien entre une lombalgie et des tensions abdominales, entre une dorsalgie et des douleurs stomacales, entre une cervicalgie et un foie irritable ? C’est précisément ce terrain d’interaction viscéro-somatique que vient explorer la thérapie manuelle viscérale, en cherchant à libérer et harmoniser les structures thoraciques et abdominales impliquées dans les douleurs de l’appareil locomoteur.
Ce que cette formation va changer dans votre pratique
À l’issue de ces trois jours, vous ne regarderez plus une lombalgie chronique, une épaule douloureuse ou une tendinopathie récidivante de la même façon. Concrètement, vous serez en mesure de :
- Élargir votre bilan clinique en y intégrant une évaluation viscéro-somatique structurée, pour repérer des fixations que l’examen articulaire classique ne révèle pas.
- Enrichir votre raisonnement clinique global, en articulant le travail viscéral avec vos approches articulaires, musculaires et fonctionnelles habituelles, sans jamais les remplacer.
- Proposer des techniques manuelles viscérales sécurisées, adaptées à chaque patient et à chaque contexte clinique.
- Objectiver vos résultats grâce à des critères cliniques mesurables : douleur, mobilité, fonction.
- Repérer les indications… et surtout les contre-indications, pour orienter vers la médecine en cas de doute diagnostique.
Les pathologies concernées
La thérapie manuelle viscérale trouve sa place dans la prise en charge de nombreux tableaux douloureux de l’appareil locomoteur, notamment :
- Épaules douloureuses et tendinopathies
- Gonalgies et épicondylalgies
- Cervicalgies et dorsalgies
- Lombalgies, lumbagos et sciatiques
- Troubles fonctionnels digestifs associés (dysbiose, syndrome de l’intestin irritable)
- Ptoses vésicale et utérine, dans leurs aspects cliniques pertinents pour le kinésithérapeute
Un programme dense et progressif, organe par organe
Sur trois jours, la formation alterne apports théoriques et mises en pratique en binôme, avec une large place laissée à l’anatomie palpatoire :
- Jour 1 : rappels anatomiques du thorax, du bassin et de l’abdomen, puis premières techniques de mobilisation du diaphragme et du médiastin, et travail sur les aponévroses cervico-thoraciques et le défilé thoracique.
- Jour 2 : relations entre estomac, foie, vésicule biliaire, sphincters digestifs et rachis/bassin ; tests et traitement du diaphragme et du péricarde ; travail sur duodénum, jéjunum et iléon.
- Jour 3 : reins et glandes surrénales, vessie et utérus, puis colon (avec un focus sur la dysbiose), le syndrome de l’intestin irritable et la maladie de Crohn. La formation se conclut par la construction d’un plan de traitement personnalisé, intégrant conseils alimentaires et consignes d’exercices.
Une approche clinique
Le programme s’appuie sur des références solides : recommandations de la Haute Autorité de Santé sur la lombalgie commune, travaux du Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français sur les douleurs pelviennes chroniques, revues systématiques Cochrane sur les thérapies manuelles, et publications sur les mécanismes neurophysiologiques de la thérapie manuelle. Les modalités d’évaluation (QCM et questions courtes en pré et post-formation) permettent en outre de mesurer objectivement la progression des stagiaires.
Votre formateur : Thierry Dentant
La formation est dispensée par Thierry Dentant, kinésithérapeute et ostéopathe, référence reconnue en thérapie manuelle. Son expérience de terrain nourrit une pédagogie active et participative, pensée pour que chaque stagiaire reparte en cabinet avec des gestes directement applicables dès le lendemain.
SSK Formation propose cette formation
SSK Formation a le plaisir de proposer cette formation en thérapie manuelle viscérale dispensée par Thierry Dentant : 3 jours, théorie et pratique, pour intégrer une nouvelle corde à votre arc clinique.