Avenant 7 : ce qui change concrètement dans votre exercice au 1er septembre 2026
Nouvelle cotation, nouvel acte à connaître : l’Assurance Maladie vient de notifier aux kinésithérapeutes deux évolutions issues de l’avenant 7 à la convention nationale, applicables dès le 1er septembre 2026. La première concerne directement votre rémunération sur la prise en charge neurologique. La seconde crée un tout nouvel acte, tourné vers le repérage précoce de la fragilité chez les personnes âgées. Voici ce qu’il faut en retenir.
1. Une revalorisation attendue pour les actes neurologiques
Bonne nouvelle pour les kinésithérapeutes qui accompagnent des patients atteints d’affections neuromusculaires ou neurologiques centrales : plusieurs actes voient leur coefficient augmenter d’un point à compter du 1er septembre 2026. Sont concernés :
- La rééducation des atteintes périphériques radiculaires ou tronculaires touchant plusieurs membres : NMI 11,01
- La rééducation de la paraplégie et de la tétraplégie : NMI 12,01
- La rééducation des affections neurologiques stables ou évolutives regroupant des déficiences diverses (commande musculaire, tonus, sensibilité, équilibre, coordination), hors hémiplégie et paraplégie, avec atteinte d’au moins 2 membres ou d’un membre associé au tronc ou à la face : NMI 11
- La rééducation des malades atteints de myopathie : NMI 11,99
- La rééducation des malades atteints d’encéphalopathie infantile : NMI 12
Pour le détail complet de la facturation et de la rémunération, vous pouvez consulter les pages dédiées sur ameli.fr : textes de référence de la convention et nomenclatures NGAP/LPP.
2. Un nouveau bilan de repérage de la fragilité chez la personne âgée
L’avenant 7 crée également un acte inédit : le bilan de repérage de la fragilité des personnes âgées de 70 ans ou plus, valorisé AMK 10, conformément à un avis de la Haute Autorité de Santé publié le 1er juillet 2026.
Ce bilan s’appuie sur le programme ICOPE (Integrated Care for Older People) de l’Organisation Mondiale de la Santé. Quelques points essentiels à connaître avant de le proposer à vos patients :
- Il peut être réalisé à votre initiative, à l’occasion d’une prise en charge déjà en cours.
- Il doit obligatoirement être réalisé en présentiel, selon la méthodologie ICOPE.
- Un compte-rendu doit systématiquement être transmis au médecin traitant ou au médecin prescripteur.
- Il n’est pas indiqué chez les patients présentant déjà un diagnostic établi de pathologie sévère entraînant une perte d’autonomie (démence, dépression sévère, AVC, insuffisance cardiaque, maladie de Parkinson…) ni chez les patients âgés atteints de cancer.
Ce nouvel acte positionne clairement le kinésithérapeute comme acteur de première ligne dans le repérage précoce de la fragilité, en cohérence avec les enjeux du vieillissement de la population.
Ce que cela signifie pour votre pratique
Ces deux mesures vont dans le même sens : encourager les kinésithérapeutes libéraux à s’investir davantage sur des populations à besoins complexes, patients neurologiques d’un côté, personnes âgées fragiles de l’autre. Reste que la revalorisation tarifaire ne suffit pas à elle seule à lever les freins évoqués plus haut : la technicité perçue de la rééducation neurologique centrale, la difficulté à structurer un bilan et un programme de rééducation adaptés, ou encore l’aménagement du cabinet restent des enjeux bien réels sur le terrain.
SSK Formation propose une formation dédiée
Pour vous accompagner dans la prise en charge des patients neurologiques, SSK Formation propose la formation « Rééducation en neurologie centrale – des recommandations à la mise en pratique« , animée par Marie Minjon et Régis Combes, kinésithérapeutes spécialistes en neurologie. 2 jours (14h) pour mettre à jour vos connaissances (AVC, SEP, Parkinson, traumatismes crâniens, lésions médullaires…), apprendre à choisir et utiliser les outils métrologiques adaptés, construire un bilan et un programme de rééducation en groupe à partir de cas cliniques, et réfléchir concrètement à l’aménagement de votre cabinet pour accueillir ces patients en toute sécurité.
Sources
- Ameli.fr – Textes de référence de la convention nationale des masseurs-kinésithérapeutes
- Ameli.fr – Nomenclatures NGAP / LPP – facturation et rémunération
- Haute Autorité de Santé – Avis n°2026-0039/AC du 9 juillet 2026 relatif à l’inscription de l’acte de repérage de la fragilité de la personne âgée de 70 ans ou plus par un masseur-kinésithérapeute