Pain-Free Grip Test : Donnez enfin un chiffre à la douleur de vos patients épicondylalgiques ! (vidéo)
Lors de la formation « Le coude douloureux : de la thérapie manuelle à l’exercice« , dispensée par Alexandre Guedj, un outil s’impose comme une évidence pour le suivi clinique : le Pain-Free Grip Test (PFGT). Si vous cherchez un moyen simple, rapide et objectif de quantifier l’évolution de vos patients souffrant d’épicondylalgie latérale, ce test est fait pour vous.
Le PFGT : Plus qu’un test de force, une mesure de la douleur
L’épicondylalgie latérale se manifeste principalement par des douleurs lors du serrage (grip). C’est le déficit majeur de nos patients. L’objectif du PFGT n’est pas de mesurer la force brute, mais de donner un chiffre précis à la douleur.
Le concept est simple : on ne cherche pas à savoir combien le patient peut serrer, mais à quel moment précis la douleur se déclenche. C’est une mesure de sa capacité à serrer sans douleur.
Le protocole en pratique :
- Installation : Le patient est en position relâchée, le coude en extension (avec une légère flexion physiologique) et l’avant-bras en pronation. Le dynamomètre est posé sur la table.
- La consigne d’or : Elle doit être parfaitement comprise. « Serrez progressivement le dynamomètre et lâchez dès que la douleur au coude apparaît. N’allez pas plus loin. »
- L’exemple type : La patiente serre, elle ressent une douleur à 20 kg et lâche. On répète l’opération trois fois pour garantir que le résultat est reproductible.
Points clés à retenir pour votre pratique
- Objectif : Mesurer le seuil d’apparition de la douleur, pas la force maximale.
- Position : Coude en extension, avant-bras en pronation, dynamomètre sur la table.
- Consigne : Serrage progressif et arrêt immédiat à la douleur.
- Reproductibilité : 3 essais par test.
- Interprétation : Comparer le résultat au côté sain pour obtenir le pourcentage de déficit (50 % est fréquent).
- Matériel : Un dynamomètre de serrage (budget ~40 €).
Envie d’aller plus loin dans la prise en charge du coude ?
Cette méthodologie est issue de la formation « Le coude douloureux : de la thérapie manuelle à l’exercice » proposée par SSK Formation (Formation éligible au FIFPL/DPC). Ne restez plus démuni face aux épicondylalgies et passez à une pratique basée sur des données objectives !
Vos questions, nos réponses : Le PFGT au quotidien
Expliquez les principes fondamentaux du Pain-Free Grip Test.
Le principe est d’identifier le seuil d’apparition de la douleur lors d’une contraction isométrique de préhension. Ce n’est pas un test de force maximale, mais un test de tolérance mécanique.
Quelle est la position idéale pour provoquer la douleur (position standardisée) ?
La position la plus provocatrice — et donc la plus intéressante pour tester le patient — est l’extension du coude combinée à la pronation. C’est la position standard à adopter pour vos tests.
Pourquoi privilégier cette position d’extension et pronation ?
C’est dans cette configuration que les structures latérales du coude sont le plus sollicitées lors du serrage, ce qui permet de mettre en évidence le déficit de manière fiable.
Pourquoi utiliser un dynamomètre plutôt qu’une évaluation manuelle ?
Le dynamomètre permet d’objectiver la pathologie avec un chiffre (en kg). Une évaluation manuelle reste subjective et ne permet pas de calculer précisément un pourcentage de déficit ou de suivre finement une progression.
Combien coûte un dynamomètre de pression ?
C’est un investissement minime pour le cabinet. On trouve des dynamomètres de serrage très fiables sur internet pour 30 à 40 € maximum.
Pourquoi faut-il répéter le test trois fois de suite ?
La répétition permet de s’assurer que le test est reproductible et que le patient a bien intégré la consigne de s’arrêter au premier signe de douleur.
Comment interpréter un déficit de 50 % lors du test ?
Pour interpréter le résultat, on compare le seuil de douleur du côté atteint avec la force maximale du côté sain.
Exemple : Si le patient a mal à 20 kg (côté pathologique) mais peut serrer jusqu’à 40 kg de l’autre côté (côté sain), il a un déficit de 50 %. C’est une valeur tout à fait caractéristique de ce que l’on retrouve chez les patients épicondylalgiques.
Quelles sont les conditions nécessaires pour assurer la fiabilité du test ?
La fiabilité repose sur deux piliers : une consigne claire (s’arrêter dès la douleur) et une position rigoureusement identique à chaque séance. Si vous changez la position du bras, le seuil de douleur changera aussi, faussant votre suivi.